24.10.05
Ce qui amene ici
Très occasionnellement, je jette un coup d'oeil aux statistiques Web de No-Distance. Parmi les tableaux de chiffres assez inintéressants, il y en a un toujours un peu amusant, c'est le résumé des phrases entrés par les gens sur les moteurs de recherche qui les ont amenés ici. La plupart sont liées au monde de l'Intelligence Artificielle Distribuée et des Systèmes Multi-Agents (probablement par la présence de ma thèse sur le site), mais parfois s'y glissent quelques pépites surréalistes.
Ce mois-ci, j'ai donc eu droit à:
... que je trouve particulièrement chouette. Ça a un petit côté de titre de roman policier à l'ancienne, façon Agatha Christie.
Le suivant est aussi assez mignon:
Un informaticien sportif ?
Ce mois-ci, j'ai donc eu droit à:
"le modele de la bague desirable"
... que je trouve particulièrement chouette. Ça a un petit côté de titre de roman policier à l'ancienne, façon Agatha Christie.
Le suivant est aussi assez mignon:
"terrain de volley bool"
Un informaticien sportif ?
12.10.05
5 jours
Cinq jours d'hôpital, un look de pirate (bandeau pirate et barbe). Des collyres toutes les heures de 6h à 1h. Une impression de direct du droit en plein oeil gauche pendant tout le WE.
Et rien à faire. A part lire. Et finir:
Et commencer:
Bref, plutôt des choses qui mériteraient une note à part pour chaque. Ça va venir.
Et profiter des heures collés sur le lit à essayer de faire le tri dans les projets jouets en cours. MetaMeta, MindFood, Oseille, le Radis Fou, etc. Il y a des branches à couper.
Et maintenant, convalescence, repos.
Et rien à faire. A part lire. Et finir:
- "Trinités", Nick Tosches. Un grand roman mafieux. Qui confirme que c'est un écrivain sacrément intéressant.
- "L'orgasme et l'occident", Robert Muchembled. Je m'en délectais d'avance, et c'est effectivement passionnant.
- "Une saison de machette", Jean Hatzfeld. Son second livre sur le génocide rwandais, issu cette fois d'entretiens avec les bourreaux. Glaçant.
- "Les chroniques de l'oiseau à ressort", Haruki Murakami. Un roman-monde avec un pied dans le merveilleux. Un "Maître et Marguerite" ludique et zen ?
Et commencer:
- "Une histoire populaire des États-Unis de 1492 à nos jours", Howard Zinn. Les USA du point de vue des oubliés de l'histoire officielle. Les esclaves de Virginie, les populations indigènes génocidées par Colomb, les pacifistes.
- "Compiling for the Common Language Runtime", John Gough. Une plongée détaillées et fort intéressante dans les arcanes de la CLR, qui confirme tout le bien que je peux en penser.
Bref, plutôt des choses qui mériteraient une note à part pour chaque. Ça va venir.
Et profiter des heures collés sur le lit à essayer de faire le tri dans les projets jouets en cours. MetaMeta, MindFood, Oseille, le Radis Fou, etc. Il y a des branches à couper.
Et maintenant, convalescence, repos.
4.10.05
Nocturne d'opium
"Confessions d'un chasseur d'opium", Nick Tosches. Court texte sur un narrateur hypnotisé par un mot: 'opium'.Par le mot. Par les images de fumeries aux brocards rouges qui s'en dégagent. Par le texte de Quincey. Par sa recherche de plus en plus hallucinée du dernier fumeur d'opium, de New-York à Hong-Kong, de Honk-Cong à Bangkok. Par le romantisme désuet de sa quête. Très beau texte, aux saveurs de 'Nocturne Indien'. Nick Tosches est doué. Très.
3.10.05
Adorno, Round 2
J'avais été assez énervé en lisant le court essai de Theodor Adorno il y a quelques semaines, "Le caractère fétiche dans la musique", qui avait quelques jugements péremptoires et ad hominem sur le Jazz (et qui avait donné lieu à une fort intéressante note dans les commentaires). Attitude plutôt décevante et franchement surprenante pour un philosophe.
Et voici que je tombe en fouillant dans le rayon musique d'une de mes librairies préférées, je tombe sur un essai consacré justement à ce problème: "Adorno et le Jazz. Analyse d'un déni esthétique" de Christian Béthune. Lequel montre que loin d'être un coup de gueule ponctuel d'Adorno, le jazz est resté une douloureuse épine dans le pied du philosophe pendant une longue partie de sa vie, et met en évidence les contre-sens et les ratages d'Adorno sur ce sujet. Christian Béthune démontre aussi à quel Adorno avait pour certains aspects très finement analysé le Jazz et comment il avait à sa disposition une redoutable artillerie conceptuelle qui auraient pu donner lieu à une analyse profonde de cette musique. Bref, une occasion manquée assez terrible.
Et je ne pouvais trouver un bouquin comme ça qu'à l'œil du silence, une caverne aux trésors où les bouquins sur le pop-art et le design des espace de bureaux voisinent avec les romans graphiques ou les monographies de photographie expérimentale, où l'on peut trouver une encyclopédie des tatouages de criminels russes tout comme des cris d'amour pour les oubliés du rock des 60's, où l'on peut entendre des disques improbables de spin-off de groupes improbables et canadiens. Bref, une superbe boutique pour tous ceux qui aiment les livres des marges.

Et voici que je tombe en fouillant dans le rayon musique d'une de mes librairies préférées, je tombe sur un essai consacré justement à ce problème: "Adorno et le Jazz. Analyse d'un déni esthétique" de Christian Béthune. Lequel montre que loin d'être un coup de gueule ponctuel d'Adorno, le jazz est resté une douloureuse épine dans le pied du philosophe pendant une longue partie de sa vie, et met en évidence les contre-sens et les ratages d'Adorno sur ce sujet. Christian Béthune démontre aussi à quel Adorno avait pour certains aspects très finement analysé le Jazz et comment il avait à sa disposition une redoutable artillerie conceptuelle qui auraient pu donner lieu à une analyse profonde de cette musique. Bref, une occasion manquée assez terrible.Et je ne pouvais trouver un bouquin comme ça qu'à l'œil du silence, une caverne aux trésors où les bouquins sur le pop-art et le design des espace de bureaux voisinent avec les romans graphiques ou les monographies de photographie expérimentale, où l'on peut trouver une encyclopédie des tatouages de criminels russes tout comme des cris d'amour pour les oubliés du rock des 60's, où l'on peut entendre des disques improbables de spin-off de groupes improbables et canadiens. Bref, une superbe boutique pour tous ceux qui aiment les livres des marges.

L'œil du silence
91 rue des Martyrs
75018 Paris
Métro Abbesses ou Pigalle