4.7.05
Eden
"Nous étions très heureux, mais en même temps j'avais l'impression que nous étions des figurants dans un film tourné par des touristes"
"Le sexe, à Eden-Olympia, était quelque chose qu'on regardait sur les chaînes pour adultes."
J.G. Ballard, Super-Cannes
Commentaires:
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Tu l'as lu en français ou en anglais ? (d'après les citations, en français ?)
Je l'ai lu en anglais et j'ai trouvé qu'il y avait une espèce d'"atmosphère olfactive", un sens assez peu développé dans les romans (on comprend pourquoi) et ça m'a marqué dans ce roman (en anglais, à part pour du vocabulaire, c'est assez abordable)
As-tu eu la même impression que moi ?
Tiens, je viens de le rouvrir pour un relire un passage :
'She helps out with colonoscopies'
'You mean she'll put a camera up my bottom? I've always wanted to be on television. What about you?'
Je l'ai lu en anglais et j'ai trouvé qu'il y avait une espèce d'"atmosphère olfactive", un sens assez peu développé dans les romans (on comprend pourquoi) et ça m'a marqué dans ce roman (en anglais, à part pour du vocabulaire, c'est assez abordable)
As-tu eu la même impression que moi ?
Tiens, je viens de le rouvrir pour un relire un passage :
'She helps out with colonoscopies'
'You mean she'll put a camera up my bottom? I've always wanted to be on television. What about you?'
Oui, je le lis en français. Effectivement, en y repensant, les atmosphères olfactives sont très présentes dans Super-Cannes. De même j'étais assez étonné par toutes les allusions sur la lumière (ce qui se comprend vu le contexte) et comme il arrive à en faire quelque chose de très froid et impersonnel.
Pour le reste - je n'en suis qu'à la moitié - j'ai vraiment le sentiment d'une proximité avec Don DeLillo. L'écriture est moins extrème, loup déguisé dans la peau d'un roman 'classique', moins hachée et en cut-up que DeLillo, mais je retrouve le même don pour des dialogues qui ne sonnent jamais réalistes mais comme un précipité, un concentré de conversations normales, les lignes de fronts qui semblent parcourir le livre en souterrain. Fascinant.
Ol.
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Pour le reste - je n'en suis qu'à la moitié - j'ai vraiment le sentiment d'une proximité avec Don DeLillo. L'écriture est moins extrème, loup déguisé dans la peau d'un roman 'classique', moins hachée et en cut-up que DeLillo, mais je retrouve le même don pour des dialogues qui ne sonnent jamais réalistes mais comme un précipité, un concentré de conversations normales, les lignes de fronts qui semblent parcourir le livre en souterrain. Fascinant.
Ol.
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