19.2.08
Comme disent les anglo-saxons...
... le chat est sorti du sac.
9.3.07
Mort aux cons
"SCANDALEUX En tant qu' entrepreneur, j'ai moi aussi fait les frais de ces inspecteurs, beaucoup moins sympathique que l'on ne le prétends... Pourquoi ce satisfaire des 30 ans de prison de ce pauvre homme ? A moins que l'on ne soit fonctionnaire soit même"
Un commentateur anonyme, au sujet de la condamnation de Claude Duviau à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de deux contrôleurs du travail en septembre 2004, sur Libération.fr, le 9 mars 2007.
Commentaires sux.8.3.07
Citer ses sources (ou pas)
"When we admire the outstanding performances of our greatest thinkers, athletes and the like, the trouble is that we look right past the wonderful things we -- all of us -- do whenever we walk, talk, see, reason, and plan. It is not necessary to start AI research by trying to write computer programs that will paint great paintings or write brilliant plays. At this stage, we can learn more by trying to develop programs that can distinguish a dog from a cat by sight or carry on a simple, childish coversation."
Marvin Minsky, "Robotics"
7.3.07
Le mot du jour
sera, selon les mots d'une personne de qualité: "Fuck you all".
2.3.07
Vrai visionnaire
Une citation de F.F. Coppola... de 1970:
Et je suis très énervé de ne pas retrouver dans ma bibliothèque un bouquin d'entretiens de cinéastes américains, où en 1980, Coppola racontait à l'interviewer qui avait apparement un peu de mal à suivre, qu'il était en train d'écrire son prochain scénario avec un truc génial, un machin qui lui permettait de mettre en forme son texte, de le réorganiser en un clin d'oeil, de garder accessibles toutes ses versions.
Un truc obscur qui s'appelait le Star.
Zoetrope has already employed a computer programmer to design production systems that will be implemented in the new plan. Systems, 'that will be viable in the year 2000' and include such inovations as 'an editing room in which a director can push-button scenes that he wants to work on in any combination or sequence, electronically'
pioché dans "DroidMaker: Lucas and the digital Revolution" de Michael Rubin
Et je suis très énervé de ne pas retrouver dans ma bibliothèque un bouquin d'entretiens de cinéastes américains, où en 1980, Coppola racontait à l'interviewer qui avait apparement un peu de mal à suivre, qu'il était en train d'écrire son prochain scénario avec un truc génial, un machin qui lui permettait de mettre en forme son texte, de le réorganiser en un clin d'oeil, de garder accessibles toutes ses versions.
Un truc obscur qui s'appelait le Star.
20.2.07
Grandeur et misere...
... des mises en page automatiques:
"oops"
"oops"
17.2.07
Google et Intelligence Artificielle.
We have some people at Google (who) are really trying to build artificial intelligence and to do it on a large scale. It's not as far off as people think.Une petite citation de Larry Page, devant des scientifiques américains. Ce qui est intéressant, ce n'est pas le côté présomptueux de l'affirmation (ce n'est pas le premier à tendre le baton pour se faire battre, cf. Newell et Simon dans les années 60), mais le simple fait que Google travaille sur le sujet et le revendique. Pendant un temps, ce n'était plus trop politiquement correct de parler d'I.A. dans un contexte industriel. Alors, certes, il y a une certaine culture en place, et la présence de Peter Norvig à la direction de la recherche (et avant à la R&D) n'est pas un hasard. Mais quand même.
Ce qui est aussi notable, c'est que les manières de Google d'attaquer le problème sont assez originales, pour ce que l'on peut en savoir: d'énormes corpus (saans blague ?), un regain d'intérêt pour des approches plus statistiques, en particulier en traduction automatique, sur la mise en oeuvre d'algorithmes sur des clusters de taille respectable, etc.
Ce qui est intéressant à mon sens, c'est le côté à la fois très pragmatique et gros projets aléatoires, façon "on pourra pas savoir si ça marche avant d'avoir essayé", qui me fait beaucoup penser à ce qu'avait tenté Douglas Lenat avec CYC. "The proof is in the pudding".
Lapin ?
La nature avait donné à Jeanne la grâce dès son berceau ; l'esprit lui vint avec une rapidité qui fait honneur à Sainte-Beuve autant qu'à elle-même et si ses oreilles ne s'effarouchaient pas, son corps tout entier s'était mis au diapason. Partager la vie de Marc Fournier ne valait certes pas quartiers de noblesse mais appelait au moins la particule. Comme le dira plus tard Alphonse Allais : « Être “de quelque chose” , ça pose un homme comme être “de Garenne”, ça pose un lapin...»
Phrase rigolote d'Allais, piochée dans le livre de Thierry Savatier, "L'origine du monde"
Bouquin passionnant, d'ailleurs. Une vraie enquête policière où l'on croise Lacan, les nazis, Plon-Plon, Magritte en faussaire, et beaucoup de censeurs autour d'un beau tableau.
7.2.07
Pas faux
Réaction de H. lisant le plaidoyer pro domo d'Alain Duhamel (c'est la mode aujourd'hui) :
Les bonnes méchancetés ont toujours un fond de vérité.
h: c'est vrai que Duhamel, c'est un peu un économiste de la politique en fait
h: il t'explique après pourquoi il s'est planté avant
Les bonnes méchancetés ont toujours un fond de vérité.
4.2.07
Inventaire
Un soufflet, un coup de poing ou le fait de tirer quelqu'un par les cheveux est taxé trente sous, donc cinq pour les échevins, dix pour le châtelain et quinze pour la victime. Un coup de bâton sans effusion de sang coûte dix livres: six vont au prince (qui en rétrocède une au châtelain, trois à l'agressé, une à la ville. Traîner une personne par les cheveux est sanctionné par une amende de onze livres et demie (dix pour le prince, dix sous pour le châtelain, quinze sous au plaignant, cinq sous à la ville). Enfin la très lourde amende de soixante livres, intégralement versée au souverain, s'applique dans de nombreux cas : port d'armes, poursuite en armes d'un habitant dans les limites de la banlieue, vol, irrévérence face aux juges échevinaux, non-respect par un échevin de l'inviolabilité d'un domicile, faux témoignage dans une affaire concernant les privilèges urbains, blessure ne se révélant pas mortelle (dite "plaie à banlieue" ou encore "plaie ouverte et sang courant").
Robert Muchembled, "Le temps des supplices. De l'obéissance sous les rois absolus - XVè-XVIIIè siècle"
Pioché dans une étude assez fascinante sur l'autorité - et comment elle s'est construite - jusqu'en 1789. Dans le cas recopié ici, le fonctionnement était avant tout économique, ce n'était pas les classes sociales les plus hautes qui étaient concernées par ce type de délits, et le paiement de l'amende était loin d'être anodine (et loin d'être sans effet pour l'aggressé). Au point au les impécunieux préféraient souvent l'exil hors de la cité, même si c'était en pratique synonyme de mort civile (au mieux).
